Chaque fin d’année, c’est la même chose : les articles sur les “meilleurs PER” fleurissent, les classements pullulent, et les plateformes d’épargne en ligne dégainent leurs tableaux comparatifs aux colonnes bien lissées.
À première vue, tout cela semble rassurant. On y voit des pourcentages de frais (parfois flous), des étoiles, des logos “ISR”, des promesses de rendement, et même des labels “verts” qui donnent bonne conscience.
Mais quand on gratte un peu, les incohérences s’accumulent. Des frais de gestion “oubliés”, des performances discutables, des contrats mis en avant alors qu’ils cumulent les défauts… et, plus grave encore, des investisseurs mal orientés, mal accompagnés, souvent par ceux qui prétendent justement “vous conseiller”.
Cet article ne vous propose pas un comparatif de plus. Il vous propose un antidote.
Un décodage. Un regard d’initié, indépendant, sans sponsor, sans produit à placer.
Parce que préparer sa retraite avec un PER ne devrait pas rimer avec se faire endormir.
Comparatif PER : Je décortique.
Les articles que vous trouverez aujourd’hui sur Google ont tous à peu près la même structure :
- Un top 5 ou top 10 des “meilleurs PER”
- Une explication standardisée sur la fiscalité
- Un tableau des frais de gestion
- Un lien d’affiliation bien placé
Prenons l’article de La Tribune, par exemple. On y trouve le contrat PER de Spirica (Crédit Agricole) mis en avant avec des frais de gestion sur fonds euros à 2 %.
Oui, vous avez bien lu : 2 % sur du fonds euro – ce support censé être le plus “sûr” de tous.
Et pourtant, pas un mot d’alerte.
Pas un signal rouge.
Pas même une mise en perspective avec les rendements attendus (en baisse continue).
Dans les faits, cela revient à faire payer de la pseudo-sécurité au prix fort.
Même logique sur Meilleurtaux ou Les Furets : on vous classe les PER comme des téléphones portables, mais sans jamais parler de succession, d’indépendance dans le choix des fonds, ou de l’impact réel des frais sur 20 ans.
Et surtout, on ne vous parle jamais des 3 erreurs suivantes à éviter

Première erreur : choisir un PER pour son discours “éthique” sans creuser la performance
Prenons l’exemple de Goodvest.
Présenté comme une solution innovante, transparente, engagée.
Sur leur site, tout est pensé pour séduire une clientèle jeune, consciente, sensible aux enjeux environnementaux.
Ils se revendiquent comme une alternative moderne aux conseillers “à l’ancienne”.
Jusque-là, pourquoi pas.
Mais que se passe-t-il quand on teste vraiment leur offre ?
Dans une simulation que j’ai réalisée en tant que client potentiel, l’un des fonds proposés affichait une performance de –30 % sur l’année 2022.
À titre de comparaison, le marché dans son ensemble reculait de –16 % cette même année.
Le fond choisi ? Un ETF obligataire vert : Lyxor Euro Government Green Bond.
Face à ça, voici ce que j’ai trouvé chez un partenaire avec qui je travaille régulièrement : un fond ISR (également labellisé), discret, sans marketing clinquant, mais +71 % de performance sur 10 ans. Son nom ? OFI INVEST ISR Actions Euro A.
La différence entre les deux ?
La première est mise en avant par une plateforme, la seconde est sélectionnée sur mesure, par un conseiller indépendant qui travaille en architecture ouverte, et qui n’a aucun intérêt commercial à privilégier un fond plutôt qu’un autre.
Ce que je dénonce ici, ce n’est pas l’engagement écologique.
C’est le greenwashing financier, quand il masque une absence de performance, une faiblesse de sélection, ou pire : une dépendance à un seul assureur.

Seconde erreur : ignorer les frais de gestion « maquillés »
Personne ne vous dira que votre PER peut vous coûter plus cher que ce qu’on vous annonce.
Et pourtant, c’est exactement ce qui se passe… quand vous ignorez l’impact cumulé des frais de gestion.
Dans la grande majorité des classements que j’ai épluchés, les frais sont soit incomplets, soit minimisés.
Par exemple on vous communique des frais d’entrée (ou sur versement) à 0% mais on oublie de préciser CLAIREMENT :
- Les frais de gestion des unités de compte (UC)
- Les frais de gestion sur le fonds euro (parfois hallucinants)
- Les frais d’arbitrage
- Et dans certains cas, des frais de service de la rente à l’échéance, facturés en douce sur plusieurs années
Reprenons un exemple tiré de l’article de La Tribune.
Un PER mis en avant dans leur classement 2025 affiche 2 % de frais sur le fonds euro.
Deux pour cent !
Sur un support qui, dans le meilleur des cas, va vous rapporter 2,5 % brut.
Autrement dit : vous gagnez 0,5 %… en bloquant votre argent jusqu’à la retraite.
Mais voilà : ça n’apparaît pas dans les colonnes. Ce genre de détail ne rentre pas bien dans un tableau comparatif.
L’étude SPIVA : un clou dans le cercueil des PER mal négociés
Tu la connais peut-être : l’étude SPIVA (Standard & Poor’s Indices Versus Active) est une référence mondiale.
Elle prouve, année après année, que la majorité des fonds actifs sous-performent leur indice de référence à cause des frais.
Et que plus l’horizon de placement est long, plus l’effet est destructeur.
Concrètement, si vous laissez un PER “grand public” grignoter 1,8 à 2,5 % par an en frais cumulés (contrat + UC + arbitrage + gestion pilotée), alors que vous espérez 5 ou 6 % de performance annuelle, vous êtes en train de laisser entre 30 et 40 % de votre rentabilité sur la table.
Et ça, aucun simulateur en ligne ne vous l’affichera.

Comparatif PER, Etude de cas : Ce que vous perdez vraiment avec un PER mal choisi : 21 086 € envolés
Je l’ai publié sur LinkedIn.
Je me suis donné du mal pour le chiffrer, pour le rendre simple, lisible, concret.
Et pourtant, mon post n’a fait que 74 vues.
Pendant ce temps-là, des dizaines de Français signent chaque jour des PER dont ils ne connaissent pas la moitié des frais.
Voici ce que j’ai montré.
Simulation réelle :
- 200 € par mois pendant 30 ans
- Taux de rendement brut moyen : 4 % / an
- Deux contrats, deux logiques, deux philosophies.
Contrat A — celui qu’on vous glisse souvent sous le nez, avec un grand sourire :
- 4,5 % de frais à l’entrée
- 1 % de frais de gestion du contrat
- 2 % de frais d’entrée sur les unités de compte
- 1 % de frais de gestion sur les UC
Résultat après 30 ans : 90 691 €
Contrat B — Idéal dont on peut s’approcher quand on travaille en architecture ouverte, avec des partenaires solides :
- 0 % de frais d’entrée (mais comptez plutôt sur 1 à 2% sauf en ligne où en obtient du 0%)
- 0,5 % de frais de gestion sur le contrat (plutôt 0,6 % après négociation)
- 1 % de frais de gestion sur les UC (jouable -sauf en ligne-)
Résultat après 30 ans : 111 777 €
Soit une différence nette de 21 086 €.
À effort égal. Pour le même objectif. Sur la même durée.
21 086 € partis en frais dissimulés.
21 086 € de retraite en moins, juste parce que le mauvais contrat a été signé.
Et cette simulation, je ne l’ai pas inventée. Je l’ai faite. Je l’ai publiée.
Elle est là, chiffres à l’appui.
Mais manifestement l’algorithme, serait-il calibré pour que ce genre d’information reste loin des épargnants ?
Vous voulez un simulateur pour calculer l’impact des frais sur votre épargne ?
=> cercleprive.leader-strategy.fr

Le piège discret du type de PER (bancaire vs assurance) : ce que vous perdez… même en cas de décès
Le marché regorge de PER bien emballés.
Entre les banques qui vous vendent “la simplicité maison” et les plateformes en ligne qui vous promettent “un PER en 15 minutes chrono”, personne ne vous parle de la vraie nature du contrat.
Et pourtant, c’est un choix juridique et patrimonial majeur :
Le PER que vous signez est-il bancaire ou assurantiel ?
Dans 90 % des comparateurs — que ce soit Meilleurtaux, Les Furets ou d’autres — cette distinction est soit floue, soit absente.
Et pourtant, elle fait toute la différence :
-
Un PER bancaire fonctionne comme un compte-titres.
En cas de décès, le capital intègre la succession classique.
Cela signifie :- Droits de succession potentiellement élevés
- Blocage potentiel en cas de mésentente entre héritiers
- Pas de fiscalité préférentielle
-
Un PER assurantiel, lui, repose sur le code des assurances
.
Résultat : le bénéficiaire désigné peut recevoir le capital hors succession, avec des abattements fiscaux spécifiques, notamment :- 152 500 € d’abattement par bénéficiaire (si versements et décès avant 70 ans)
- Plus de souplesse dans la transmission
- Une vraie stratégie patrimoniale
Et pourtant, combien de contrats “bancaires” sont signés sans que le souscripteur le sache ?
Et ce n’est pas le seul point de divergence
Un PER assurantiel bien sélectionné et négocié, c’est aussi :
- L’accès à une architecture ouverte de supports d’investissement (et pas 12 fonds maison imposés)
- Des options de sortie plus souples
- La possibilité d’adosser le contrat à des supports ISR vraiment performants
- Et souvent… des frais négociables sur des contrats performants (oui parce-que 0 frais -d’entrée-, sans conseil, sur un contrat peu performant même avec 0,5% de frais de gestion, c’est encore trop cher)
Pendant ce temps, certains grands noms du marché vendent encore des PER bancaires avec des frais :
- à l’entrée ET
- de gestion ET
- de transfert,
des interfaces rigides, et aucune réflexion patrimoniale globale.
Et le pire dans tout ça ?
C’est que ces contrats-là sont souvent tout en haut des classements.
Parce qu’ils ont une case “frais de gestion à 0,6 %” bien visible.
Parce qu’ils affichent “aucun frais d’arbitrage” en gras.
Mais ce qu’ils ne disent pas, c’est tout ce que vous perdez si vous mourez trop tôt.
Ce que vous devez retenir avant de signer un PER ou faire un nouveau versement sur un PER existant
Vous l’avez vu dans cet article : tous les PER ne se valent pas.
Et surtout, tous ceux qui vous les présentent ne sont pas neutres.
Derrière un design épuré, un comparateur “objectif” ou une promesse “éthique”, se cachent parfois :
- des frais massifs masqués
- des supports médiocres bien marketés
- une transmission impossible ou mal pensée
- une performance mangée par les couches de frais
- une absence totale de conseil humain et indépendant
Le PER peut être un outil redoutablement efficace pour construire votre retraite, défiscaliser, transmettre.
Mais mal choisi, il devient un piège à long terme. Un contrat qui vous coûte plus qu’il ne vous rapporte (parfois meme avec la déduction fiscale), tout ça pour avoir dit “oui” à la mauvaise personne.
Si vous en êtes à ce stade, à vous poser les bonnes questions, c’est probablement que vous avez déjà plus de conscience financière que 90 % des souscripteurs de PER.
Maintenant, il vous reste à faire un vrai choix. Un choix stratégique. Un choix informé.
Comparatif PER : les 5 questions à vous poser avant de souscrire un PER
Qui me propose ce PER ?
Est-ce un conseiller indépendant ou un distributeur lié à un seul assureur ?
Quel est le type de PER proposé ?
Bancaire ou assurantiel ? Quelles sont les implications sur la succession ?
Quels sont les frais réels de ce PER ?
Frais d’entrée, de gestion, sur les UC, sur les arbitrages… Est-ce tout transparent ? Chiffré ? Simulé ?
Ai-je le choix des supports dans ce PER ?
Suis-je libre dans la sélection des fonds, ou enfermé dans une architecture fermée ? Les supports sont-ils performants ? ISR ? Adaptés à mon profil ?
Quel est le niveau d’accompagnement proposé pour ce PER ?
Ai-je droit à 30 minutes en visio… ou à un accompagnement stratégique sur plusieurs années, avec des points réguliers, des ajustements, des conseils fiscalo-patrimoniaux intégrés ?
Comparatif PER ce que je vous propose, si vous voulez aller plus loin
Vous avez déjà un PER ?
Vous hésitez à ouvrir un PER avant la fin d’année ?
Vous voulez savoir ce que vous pouvez optimiser d’ici le 31 décembre ?
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Cet article a été rédigé avec passion pour vous aider à faire de l’argent votre serviteur,
s’il vous a plu, pensez à le partager.
En attendant,
🙏 (re)Devenez un(e) Leader R.A.R.E c’est-à-dire Rebelle, Audacieux(se), pRoactif(ve) et Entreprenant(e) pour une vie plus LIBRE – la vôtre –
À bientôt,

Thierry
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